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Chapitre 1 "Led Zeppelin: une drogue à consommer sans modération..." page1/1
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Drame familial...

mes vieux vinylesInstallée depuis plus de 20 ans dans l’écoute sereine de  musique classique, essentiellement baroque, j’ai dû ressortir mes vinyles pour cause impérative : mon fils aîné devenu ado, nous tympanisait avec le genre "heavy-brutal-death-metal", et le reste de la fratrie était en bonne voie de contamination… Leur père et moi, acculés, devions prendre des mesures…
Un soir, repas familial, je brandis mon vinyle "The Song Remains The Same", silence exigé, directement plage 2 : "Stairway to heaven"…
Le miel pour attraper ces sales mômes...

Illumination !
Rédemption !

Et la vie familiale pu reprendre son cours sur des valeurs communes.
Par contre la conversion d'un ado a un  coût : les posters Led Zep, les t-shirts Led Zep, la guitare électrique pour être Jimmy Page, la batterie pour être John Bonham, et l’acquisition de tous les CDs : nul ne touche à mes vinyles !
Effet pervers : je suis retombée dans l’addiction. Depuis, Pergolèse, Couperin, Purcell prennent la poussière.
Effet secondaire : j’ai arrêté le chocolat. Led Zep comme substitut, très efficace !

La spirale infernale de l’addiction


Comme tous les junkies, j’augmente les doses …
Je passe aux "bootlegs" : enregistrements pirates de concerts. Je les épuise :  des débuts du groupe à sa fin.
Je m’en repais encore, encore, toujours plus …

En chemin, j’apprends que pendant toutes ces années, Robert a eu une vraie vie après Led Zeppelin.
J'achète le CD "66 to Timbuktu" : ses propres choix de titres sur 40 ans  de carrière … 

Cette voix !...


photo/peinture
l'émotion si intense attachée à sa voix...
"Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre …"
Semblable, différente, de celle que je connaissais … ou pas … mais en tout cas, tout aussi magique…

Musicalement, j’appréciais diversement ce double CD... Mais arrivée au dernier morceau : "Win my train far home" !
L’atmosphère semble étrange, intemporelle… et je me laisse flotter sur les notes sinueuses de la guitare qui enlace la voix  en un blues envoûtant... Je n’ai jamais entendu jouer comme ça, le style me rappelle Ali Farka Touré, ou quelque chose d’autre, indéfinissable, quelque chose de singulier.
Je reste captivée, cette musique je l’attendais.
L’alliage ensorcelant de cette voix et de ce jeu de guitare particulier, j’en voulais, et j’en voulais plus!
Elle fut enregistrée au "Festival au Désert", pas loin de Tombouctou. Guitariste : Justin Adams…
Un seul morceau, quelle frustration !

Jamais assez…


Ce CD m’a ouvert un insatiable appétit de la voix de Robert Plant, à tous ses âges, et une avide curiosité pour ce qui l’avait mené jusqu'à "Timbuktu".

L’émotion si intense attachée à sa voix… Sa  personnalité, la richesse, la diversité  de ses influences, sa liberté, sa grande curiosité… Il m’a donné envie de découvrir, d’approfondir, les artistes, les musiques, les cultures qu’il aime ou qui l’ont inspirés.

Un "Carnet de voyage", comme une balade à travers les pièces d’un puzzle.
Et tous ces personnages qu’indirectement il m’a fait rencontrer !

Et quelle chance : il commençait une tournée en Europe, j’allais donc le voir...

En vrai !
page précédente © Véronique Valentino



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