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Chapitre 2 "LE concert : j'y vais, j'y suis!" page 1/2
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Décevant, forcément …

"He was pure energy" dit de lui la chanteuse d’ "Heart"...
Cette image me semble bien résumer le personnage, et il a encore bien la pêche à 56 ans, et l’énergie de s’être renouvelé musicalement, après les remises en question profondes que je suppose inévitables pour quelqu’un dont la vie fut si bien remplie, du pire et du meilleur, et tellement plus que le commun des mortels...

timbreBerlin le 06 avril 2005 : Pourtant, alors que je m’apprête à prendre l’avion pour retrouver mon amie Nathalie à Berlin et nous rendre à son concert, je suis absolument sûre d’être déçue, car on ne peut que l’être d’un personnage fantasmagorique, idole de son adolescence… Mais je ne l’ai jamais vu en "live", alors je veux en être certaine, comme on piétine ou même exorcise avec une détermination douloureuse mais salutaire (pense t-on !) le symbole de cette adolescence, que l’on cajole encore, avec nostalgie et indulgence…
Nathalie est venue la veille de Francfort, moi ce matin de Paris et je repars demain : billet d’avion plus nuit d’hôtel, tout ça pour un concert ! Ma déception sera proportionnelle à ma motivation…
J’en suis consciente. D’avance.


ticket j'ai mon ticket !!

Préparatifs

Conlombia HallJe n’ai jamais rencontré Nathalie, j’ai fait sa virtuelle connaissance par l’intermédiaire d’un forum sur Led Zeppelin, celui du site PyZep.  La sympathie, nos goûts communs, et la boulimie d’Internet font que nous nous retrouvons ce 6 avril  avec enthousiasme. C’est une petite brune aux yeux verts, si nature et pétillante que c’est presque sans surprise, juste la continuité naturelle de nos conversations par mails…
Au moins je ne serai pas venue pour rien !
Nous nous rendons très en avance devant la salle de concert, seulement 4000 places, un bâtiment moche, un pâté en béton avec plaquée sur le fronton une simple enseigne faite en lettres "amovibles" ROBERT PLANT & The Strange Sensation.

Nathalie ne l’a jamais vu en concert non plus et nous tenons à être au plus près !
Les portes s’ouvrent… 

J’ai deux appareils photo dont un "Wide luxe", sa curieuse apparence déroute la vigile censée les confisquer, elle doit penser qu’avec un truc pareil on ne peut pas prendre de photos ! Elle a raison, aucune ne sera réussie…  Mais du coup elle ne voit pas non plus le numérique caché dessous.

Nous nous ruons nous plaquer contre les barrières juste dessous la scène…
Les appareils et la vue imprenable : pour l’instant, on a gagné deux points ; on en trépignerait presque de joie !
Oui, on est infantiles, certes, on est ridicules, mais c’est si bon !


La salle se remplit vite, public d’hommes en majorité, panoplies de vieux rockers aux coupes années 80, pas mal de jeunes aussi, et beaucoup en t-shirts Led Zeppelin...
Une salle simple, une scène moche et vide, un assistant vient disposer des bâtons d’encens et le tapis magique sur lequel, on le comprend, Robert va se tenir pour chanter. Pour le décor et la mise en scène, ça sera tout …

Et l’on attend. Sur fond de musique du groupe Tinariwen, ou un remix de "Shine it all around", morceau du prochain album des
Strange Sensation, que l'on ne connait pas encore…

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