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Chapitre "Justin Adams, le son d'Afrique" page 3/8

 

"Desert road" : une respiration intense qui nous fait explorer les déserts et les orages, les ténèbres et la solitude. Les paroles de l’album sont étranges : elles contribuent juste à l’atmosphère: "Je ne me considère pas comme un écrivain pour les chansons, elles s’écrivent toutes seules, j’ai mis un micro devant moi et j’ai chantonné des paroles qui allaient bien avec la musique, qui me venaient naturellement selon le ton de ma voix ; je suis plus touché par l’ambiance et la musicalité, car la musique que j’aime élève mon esprit, quand les paroles sont trop explicites cela n’élève pas mon esprit…  j’apprécie beaucoup la peinture abstraite et quand un peintre essaie de rendre chaque détail, chaque ombre, je pense qu’il est dans l’erreur, car la vie est plus magique, plus mystérieuse que ça. C’est pareil avec les paroles de chansons."

Avec les Wayward il a aussi réalisé la bande son d’un film "KIN
" tourné en Namibie, dont il est très fier : "Le directeur m’a dit : on veut quelque chose un peu comme Paris-Texas (Ry Cooder) mais plus "africain", on ne veut pas une bande son totalement africaine. Je lui ai répondu : s’il vous plait, donnez-moi le job !! Parce que j’ai ressenti que j’avais voulu faire ça toute ma vie. Alors pendant deux ou trois semaines, j’ai juste joué de la guitare en regardant ces images magnifiques de désert, c’était vraiment super !"
 
Il a commencé à travailler avec Robert Plant en 2001
, ils partagent tous les deux l’amour du Blues et des musiques nord-africaines. Ensemble avec les "Strange Sensation" ils ont participé au "Festival au désert" en 2003, après avoir réalisé l’album "Dreamland". "Il sait d’où je viens, et me laisse libre, en plus c’est bien payé !!!  Il y a eu des moments dans ma carrière où j’ai pensé qu’il me faudrait faire autre chose pour payer la note, mais là, je n’ai pas eu à cacher mon identité, c’était super !»
Justin apprécie toujours le "do it yourself" et les petits budgets de son travail solo : "C’est soit une industrie familiale, soit un truc énorme à gros budget". Il maintient un pied dans chaque camp...

Discographie:

Jah Wobble’s Invaders of the Heart; Without Judgement - Guitarist/co-writer

Jah Wobble’s Invaders of the Heart; Rising Above Bedlam - Guitarist/co-writer
Jah Wobble’s Invaders of the Heart; Take me to God - Guitarist/co-writer
Abdel Ali Slimani; Mraya - Guitarist/co-writer
Sinead o’Connor; Gospel Oak E.P. - Guitarist
Natacha Atlas; Halim - Guitarist/co-writer
Ghostland; Ghostland - Guitarist/co-writer
Lo’jo; Mojo Radio - Producer
Lo’jo- boheme de Cristal - Producer
Lo’jo; L’une des siens - Producer
Tinariwen; Radio Tisdas sessions - Producer
Justin Adams; Desert Road - Guitarist/writer/producer
Justin Adams; Kin soundtrack - Guitarist/writer/producer

Robert Plant; Dreamland- - Guitarist/co-writer
Damien Dempsey; Seize the Day - Guitarist
Damien Dempsey; Shots - Guitarist
Various Artists; Festival of the Desert - Guitarist/co-writer
Robert Plant and the Strange sensation; Mighty Rearranger - Guitarist/co-writer
Justin Adams & Juldeh Camara :"Soul Science" (01/10/07)


photo/peinture

J’avais hâte d’écouter "Desert Road"…

Je l’ai mis en boucle pendant tout un après midi…
La nuit, la musique était dans un de mes rêves : "on" était dans un désert… paysage désertique à l’infini… Le sable était ocre rose, le vent était ocre rose… L’aventure se situait dans une tribu nomade, "nous" étions tous habillés de longues robes de la même couleur que le sable avec une sorte de pourpoint bleu turquoise… c’était magnifique ! fond sonore : "Desert road"…

Soudain, les militaires ont surgi, avec le vrombissement des moteurs, le martèlement de leurs bottes... "nous" devions fuir !!  je me suis réveillée en sursaut, mon chat me piétinait l’épaule, me ronronnant dans l’oreille…

J’ai écouté le "Jah wobble’s Invaders of the Heart" (super bassiste !) et Abdel Ali Slimani "Mraya" : de la bonne world standard.
"Desert Road" est beaucoup plus à mon goût .
Je  ressens cet album comme un travail de maturation : pas encore assez dépouillé de certains travers de la "world" sur quelques titres, mais une musique épurée, sèche, avec une incontestable et particulière atmosphère. Certains morceaux restent longtemps dans la tête : on se laisse envahir par ce jeu de guitare limpide et lancinant…
Cela donne très envie d’aller plus loin, et d’écouter "Kin"… malheureusement je ne l’ai pas trouvé.

Un extrait: « Out of the woods »


Mais tout ça ne m'éclaire pas vraiment sur ce qui a conduit à la collaboration Plant/Adams... j'aimerais en savoir plus encore...

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