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Chapitre 4 "justin Adams, Le son d'Afrique...Entretien" Page 7/8

 

Entretien avec Justin, suite...

 

J.A : Seuleument tous les deux: non. Le truc le plus proche c’est ce morceaux qu’on a joué au Festival au Désert: «Wim my train…» ou «Somebody is knocking… » sur Mighty Rearranger …
( Win my train far home au désert...)
V.V : Comment vous êtes vous rencontré ?

J.A : Je jouais dans ce groupe avec Jah Wobble… on a eu l’idée de mélanger des «dumb» avec des mélodies orientales…on avait comme chanteuse Natacha Atlas, qui nous a quitté pour rejoindre le groupe T.Underground.
Et là, Robert a trouvé T.Underground parcequ’il s’intéressait à la musique orientale… Ils ont soutenu le projet Page & Plant pendant la tournée et c’est comme ça qu’ils sont devenus amis..

V.V : C’est vieux alors…les années 95/98 ??

J.A : Oui… mais c’est bien après, quand Robert a voulu faire un groupe, il voulait quelqu’un de cette scène… alors il a appellé le batteur de T.Underground et lui a dit : «qui connais-tu qui joue de la guitare et s’y connait en music Arabe ?» Mais il ne voulait pas de quelqu’un qui jouait juste de la musique Arbe mais plutôt qui savait arranger et mélanger les genres, alors le batteur a dit : «je connais une seule personne»…il avait l’habitude de ce moquer gentiment de moi en me disant : «tu devrais jouer du Rock dans les stades !» parce que mon style n’était pas purement «World musique»… alors il m’a recommandé à Robert qui m’a demandé si j’étais d’accord pour partir en tournée en Scandinavie avec lui, alors j’ai dis : «yes, please !»

V.V : Et c’était en quelle année ?

J.A : C'était en 2001...

V.V : Ha oui j’ai un enregistrement de cette tournée :« AARthus danemark, the very first Strange .Sensation » 22-04-01…
Mais avant vous aviez répété ? Il connaissait ton travail ?


J.A : Nous avions répété deux ou trois fois…non, même pas tant en fait…mais je lui avait envoyé une copie de mon disque … et quand il m’appelé il avait écouté «Désert Road», je pense qu’il avait aimé… et il m’a appelé…
Et quand, en répétition il m’a dit : «oui, tout ça est super, alors joue donc un truc dans le genre de ce que tu as sur ton disque !» je me suis dis : «ho merde, qu’est-ce que je vais jouer ?!» et j’ai joué ce riff… qui est maintenant le riff de «win my train far home»…c’est pour ça que ce morceau est si important… car c’est comme ça et avec lui que tout a commencé…


V.V : avant ça tu ne le connaissait pas plus que ça tu n’as jamais été fan de Led Zepp t’as influencé ?


J.A : En fait…comme tout le monde…mais ce n’est pas ma génération..

V.V : Tu es trop jeune !!

J.A : Exactement ! Mais tu sais, c’est le hazard… à la maison c’était plus l’époque Pink Floyd à cause de mon frère et ma sœur, mais ça aurait pu aussi bien être led zepp…
Puis la façon de Jouer de Jimmy à cette époque était ce contre quoi je me rebellais… parce que je n’ai jamais appris à jouer avec cette rapidité, parce que je ne l’ai jamais voulu ! à l’époque, c’était plutôt devenu un «cliché»…maintenant, quand tu le regarde, en fait, il était incroyable !!


V.V :Robert t’a-t-il aidé dans ton évolution/affirmation musicale, personnelle ou sur scène ?

Photo Claude Wacker

J.A : De bien des manières Robert est quelqu’un qui vous encourage, qui dit : «Oui vas-y, fais le !»… et c’est quelque chose !! et sa présence physique est si grande sur scène… il ne veut pas être seul, projeté devant le public…il ne veut pas être LE seul… et il veut vraiment que chacun de nous arrive à s'imposer en se donnant à fond au public durant le concert...
Il m’a vraiment encouragé…j’étais plus «dans» la musique, j’ai commencé à réaliser que tout était dans la communication avec le public, alors je communique avec ma guitare mais aussi à travers la performance, pour que les gens s’y sentent impliqués…ça me vient assez naturellement, mais quand je jouais avec Sinead O’Connor, je me tenait tranquille pendant tout le concert…je peux faire ça aussi bien si c’est approprié…


V.V : Qu’est ce que ça te fait d’être applaudit, au devant de la scène… d’entendre hurler ton nom par le public?

J.A : S’ils m’ont remarqué, tant mieux…mon humilité…ce n’est pas juste pour être poli, parce que, je peux te dire que quand mon disque est sorti, il n’y avait pas des milliers de gens à ma porte pour venir l’acheter ! Jamais personne ne me reconnais dans la rue… on peut même dire que personne ne sait qui je suis… et ça me va, c’est juste la réalité…

V.V : Est ce que tu veux que ça change ou pas ??


J.A : Pas vraiment…La seule chose que je veux, c’est faire le travail que je veux… Mais parfois je suis inquiet… je gagne bien ma vie en travaillant avec Robert, mais si je devais la gagner sans lui, ça serait plutôt dificile… maintenant que j’ai une famille et tout ça…Ce serait la seule raison pour laquelle je voudrait être plus connu : acheter une paire de chaussure à mes gosses… parce que personnellement, ça me suffit de connaître des gens que je respecte et qui respectent ce que je fais…
Robert est très jaloux de moi car personne ne me connaît, il pense que j’ai une belle vie parce que je peux être au calme !

 
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