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Chapitre 5 "Mon aventure à Tunis..." page 4/8


Justin...

Je me joins au public avec Olivier que je suis toujours comme son ombre.
Après avoir apprécié la performance et critiqué le chanteur, nous nous éloignons pour discuter en rejoignant lentement l’entrée du Festival car Robert va bientôt arriver… Je suis très curieuse de savoir ce qu’il espère obtenir du Management à présent que les occasions de faire les belles images prévues sont tombées à l’eau les unes après les autres.
"Des photos du concert de ce soir" me dit-il, "et pouvoir le filmer peut être… puis en dernier recours: demain une interview à l’hôtel bien que ce soit du gâchis de ne pas avoir profiter de ce site exceptionnel, mais ce serait mieux que rien, même si j’y crois pas trop car demain est un "day off" pour le groupe."

Le Public "Adulte" arrive enfin, et nous sommes nombreux, bien que dispersés car le site est grand, à attendre devant l’entrée des coulisses.
Voilà que 3 limousines noires se garent directement devant les grilles qui mènent en back-stage!
"On y va ?" dis-je à Olivier avec enthousiasme. 
"Attend un peu, laisse les arriver, il ne faut pas leur sauter dessus si vite! "
Alors j’attends sagement avec lui que le calme revienne un peu; puis on se dirige vers les grilles, cette fois la vérification des badges est autrement plus sérieuse.
Je ressens que l’ambiance et le comportement de tout le monde a changé, la tension est palpable et je me fais discrète dans un coin, tout est comme en suspend en coulisses, alors qu’Adagio joue toujours.

Je suis juste derrière la scène, j’aperçois l’un des musiciens des Strange Sensation à 2 mètres de moi lui aussi en train de les regarder… il semblerait donc que les grandes manœuvres de verrouillage ne touchent pas tous les musiciens du groupe? Et juste à ce moment-là, je vois Justin Adams: lui aussi écoutait tranquillement le concert! Je me précipite vers lui, lui arrache à deux main celle qu’il me tend un peu interloqué, me souriant gentiment, et je commence à lui hurler dans l’oreille mon histoire de "carnet de voyage" qu’il écoute patiemment, il parle très bien français… Son portable sonne, il s’excuse et s’éloigne pour répondre, je me dis que bon, tant pis… mais non, il revient vers moi, gentleman:

"Excuse moi, tu disais?"
Je repars dans mes explications exaltées, car je sais que les secondes sont précieuses, que l’occasion a peu de chance de se représenter! Il semble comprendre le principe de ce que je braille pour couvrir la musique… j’en profite pour lui parler d’une photo que j’ai prise de lui lors d’un concert et repeinte à ma façon, car s’il la signe, cela lui donnera une idée de la façon dont je pourrais illustrer mon "carnet"… pourvu qu’il ne trouve pas ça horrible! Mais elle est dans mon sac, dans la loge… Je l’y suis donc en sachant que je vais pénétrer grâce à lui et de façon impromptue, dans l’antre interdite…

photo/peinture Justin


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