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Chapitre 5 "Aventure à Tunis" page 8


le café Nous nous hâtons tous deux de vider les lieux…
Je suis atterrée…
-"Ne cherche pas à comprendre, et ne le prend surtout pas personnellement. C’est comme ça dans ce milieu, c’est un autre monde" m‘explique Marc…
Mais ça ne me console pas, et je me sens humiliée… Quelle menace ma présence représente-elle? Comment ose-t-il mettre en doute le professionnalisme d’Olivier simplement parce que celui-ci est accompagné d’une adulte qu’il a jugé suffisamment responsable et d’un photographe avec qui il a l’habitude de travailler? Je trouve ça insultant…
-"Arrête d’y penser, ce manageur fait son boulot, et son boulot c’est de verrouiller et protéger Plant de tout… c’est toujours pareil pour toutes ces rock stars, ils sont couvés comme la poule aux œufs d’or, car c’est ce qu’ils sont! Il faut les ménager le plus possible pour qu’ils durent longtemps et rapportent beaucoup… c’est un boulot qui rend paranoïaque!"

nous allons au café...

le soir tombe Thé et chichala nuit tombe...Marc fume la chicha, et moi je mange des gateaux..
Ainsi nous allons au café, regarder descendre la nuit et disserter sur la paranoïa des managers, des rock stars et des moins "stars" souvent bien pires… Marc à plein d’anecdotes à ce sujet! Pendant 2h, on attend … pâtisseries, thé aux pignons, narguilé…
Puis Olivier arrive avec le sourire: tout c’est bien passé, même si il craint que la vidéo soit inexploitable à cause de la trop faible luminosité; le principal étant que, comme il l’avait prévu depuis le début, Plant ait bien apprécié Dominique avec qui il a des souvenirs et des centres d’intérêt communs. Du coup il les invite pour la soirée et ils vont au restaurant.
-"On se retrouve après!"
Bon…
Et bien nous irons manger de notre coté…
Vers 23 heures, en sortant du restaurant, juste à quelques mètres devant nous dans la rue: un groupe d’hommes qui remonte vers l’hôtel, Robert est très reconnaissable, grand avec l’auréole de ses cheveux… Nous nous cachons précipitamment en plaisantant: il ne faudrait pas qu’en plus une rencontre fortuite puisse ressembler à un traquenard ourdi secrètement! Olivier en subirait peut-être les conséquences…

Suite et fin...


Un peu plus tard dans le taxi qui nous ramène à l’hôtel, je demande à Olivier de me raconter la soirée.
-"En fait quand Plant nous a proposé de venir au resto avec lui, comme j’avais bataillé tout la journée avec le manager qui arguait du fait que c’était un "day off" pour reporter sans cesse le tournage, j’étais un peu hésitant à accepter, et je lui ai donc fait remarqué qu’il était en "day off" et qu’on ne voulait pas abuser… Mais Plant c’est exclamé en disant que justement il n’avait rien eu de spécial à faire aujourd’hui et qu’il serait content de bavarder un peu plus avec nous! Que la prochaine fois Dominique pourrait filmer ce qu’il veut, qu’ils essaieraient de refaire à Paris l’interview avec une bonne lumière! etc…"
-"Et comment était le manager durant le repas?"
-"Tout à fait charmant!"
Et Olivier de conclure:
"Mais de toute façon, avec ces gens-là tu ne peux jamais avoir une vraie relation amicale, car quoi que tu proposes, quoi que tu fasses pour eux, il ne te font jamais confiance".
C’est exactement ce dont j’avais eu la démonstration pendant ces trois jours…

 

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