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Un interessant entretien dans UNCUT ce mois ci!
(traduit pour nous par Jean-Paul)

 

ROBERT PLANT:

Q : est ce que le succès remporté par le concert a mis à l'épreuve votre résolution précédemment affirmée de ne pas se reformer en vue d'une vraie réunion et d'une tournée ?


RP : Pas du tout. J'ai vraiment pris du plaisir pendant ce show. Et espérons qu'un jour nous puissions le faire à nouveau, si une vraiment, vraiment bonne raison le justifie. Notre avantage est de nature métaphysique. C'est vraiment ça qui est important spécialement à l'aune de mon rapport avec Jimmy. Je veux dire que nous deux, nous sommes presque reliés de manière organique, étrangement, et c'est le cas depuis toutes ces années. Et ce lien a survécu à tout. De l'époque où j'avais 19 ans jusqu'à maintenant où j'en ai 59.


Q: Qu'est ce qui différencie le Jimmy de la réunion à l'O2 de la personne avec qui vous avez travaillé sur la tournée Unledded de 1994 ?

RP : Si Jimmy avait été autant en bonne santé, et, quand nous avons fait "Walking Into Clarksdale", s'il avait été aussi ouvert et aussi sain qu'il l'est maintenant, on aurait probablement pu aller ailleurs encore. Je suis toujours vivifié quand je l'entends jouer. Je pense qu'il a apprivoisé ses démons maintenant et il a rendu cela public autant qu'il a pu.
Sans trop trahir : le rameau d'olivier est sorti. Et quand il a sorti ce rameau, il a dit : "Je t'offre un rameau d'olivier."

(NDT : Au sujet des questions entourant la tournée 1977):
En ce qui me concerne, à partir de 1977, ça ne fonctionnait pas réellement. Cependant, il y eut des moments à Knebworth qui furent spectaculaires. Mais à cause du prix à payer pour obtenir ces moments, j'ai pensé que ça n'en valait plus le jeu. Ce n'était pas mon idée (ndt : de ce que devait être) une chirurgie à coeur ouvert constructive.

Q : Enfin, qu'avez vous ressenti à la fin du set à l'O2 ?


RP : Tout d'abord nous avons achevé ce que nous avions convenu de faire, et même plus, sous tous les aspects. Nous avons montré aux gens que Led Zeppelin continuait un peu. Les attentes du public ont changé depuis l'époque où tout le monde était dans le même état d'esprit que le groupe. Maintenant, c'était plus du genre la 68 ème merveille du monde, plutôt qu'un concert. Donc je me suis senti un petit peu gêné. Un peu du genre à jouer un rôle d'une certaine manière, même si j'ai tout donné. Et l'interaction entre nous tous était excellente. J'ai juste voulu conduire ça ailleurs pendant un instant. J'arrêtais pas de dire pendant les répétitions : "Peut-être qu'on pourrait lançer ce truc ici et alors conclure avec "Goodnight" du Incredible String Band.


Q : Comment ? Le morceau extrait d' "A Very Cellular Song" ?

RP : Oui, c'est ça. (Robert chante) "I was walking in Jerusalem, just like John ... Lay down my sweet sister Jesus, won't you lay and take your rest." Et oui, Jimmy a dit "On a toujours dit qu'on le fera". Et bien sûr on ne l'a pas fait, parce que l'enjeu était trop important pour ça. Et c'est bien tout le problème avec cette affaire, au sujet de Led Zeppelin. C'était toujours plus important que la beauté que nous avions à l'esprit. Donc je me suis senti comme quelqu'un qui mené à bien son travail, que nous étions amis, forts, bien.

 

JOHN PAUL JONES:

Q: Est-ce qu'il (Jimmy) est aussi bon que le Page du bon vieux temps ?

JPJ : Oui, il l'est. Je sais que cela peut sembler comme une évidence, mais il a été un de mes guitaristes favoris et dès que nous avons commencé à répéter, j'ai été étonné d'entendre comment il avait évolué, en fait. Il semblait avoir grandi depuis la dernière fois où je l'avais vu.


Q : Je sais que tu n'a pas été impliqué dans le projet Unledded, mais n'y a t'il pas eu une part de toi qui était contente de voir Jimmy travailler de nouveau avec Robert ?

JPJ : (En hésitant) Oui ...Je n'étais pas particulièrement content pour qui que ce soit à ce moment là (rires) Mais oui, (ce sentiment) était tempéré par cette pensée. Au moins il jouait. C'était probablement bon pour lui.

Q : Est-ce que Jimmy et toi vous pouvez en rire maintenant ?

JPJ : En fait, on ne plaisante pas avec ça. Ce fut plutôt un moment difficile pour moi. Mais on est au delà de ça, si tu vois ce que je veux dire.

Q : Est-ce que vous aimeriez faire un autre album avec Led Zeppelin ?


JPJ : Euh ...... Il faut que j'y réfléchisse.


Q : Vraiment ?


JPJ : Led Zeppelin est un .... Je veux dire, c'était chouette de faire le concert. On a parlé après, et tous les deux on pensait la même chose : on aurait dit la première soirée d'une tournée. Tu penses : "Oh je pourrais faire mieux sur ce truc ou changer quelque chose dans cette chanson." Et nous n'avions pas la chance de refaire ça.

Q : Serait-ce difficile d'impulser de nouveau cet élan, car Robert est est en tournée avec ....

JPJ : (interrompant) Oui, oui.

Q : Penses-tu que la réunion a commencé et s'est terminée à l'O2 ?

JPJ : C'est possible, c'est possible.


Q : Tu ne sembles pas trop certain de toi au sujet de projets autour d'un album.


JPJ : Non. Je ne suis pas sûr. Je ne suis certain de rien, en ce moment donné. Je n'ai aucune idée de ce qui va se passer. Mais j'aimerais certainement jouer avec Jimmy encore.

(suite de l'entretien page suivante: Jimmy Page)

 

© Véronique Valentino P2/