Petites chroniques de concerts, textes et photos...
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Concert du 10 décembre 2007, O2 Arena, Londres


25 novembre 2007, date annoncée d’une reformation de Led Zeppelin.
Un concert caritatif unique, avec les trois originaux d’époque et le fils du quatrième, le batteur disparu, dont la mort en 80 avait mit fin au groupe. Personne n’avaient cédé à la pression depuis trente ans, il a même été difficile d’en convaincre Robert Plant, le plus récalcitrant… Sans John Bonham à la batterie, c’est pas Led Zep…
Or donc, un concert, un seul…

J’y vais ? j’y vais pas ?
C‘est très tentant… mais novembre est un mois compliqué, je ne pourrais pas m’y rendre de toute façon… excuse toute trouvée…
Jimmy se casse un doigt: le concert est reporté au 10 décembre… Cette fois rien ne m’empêche d’y aller, si ce n’est la peur… la peur de devoir assister à leur éventuel «vautrage»… Jimmy mon héro, Jimmy, je le crains, n’est plus à la hauteur… la révélation à la face du monde de sa déconfiture me fait si mal, que je préfère l’éluder de mon avenir, l’ignorer… car c’est moi qui souffre !
De plus, je ne comprends rien à cette histoire de loterie, 20 000 places pour 20 millions de demandes: il faut être tiré au
sort pour avoir le droit de payer son ticket ?! j’ai essayé mollement, j’ai échoué : parfait.

Je suis invitée à une «LedZep-70’s party» le 9 décembre au soir, regroupant dans un pub de Londres différents membres de forums anglophones en l’honneur du concert du lendemain… Je ne sais pourquoi, moi qui n’aime pas les soirées de plus de 5 personnes et qui ne bois pas d’alcool, j’ai trouvé l’idée sympa… très sympa… pourquoi ne pas y aller? Depuis le temps que l’on parle d’aller à Londres voir les Pré-Raphaëlites à la Tate Britain, pourquoi ne pas se faire un week-end à Londres «including» une «LedZep-70’s party» au pub?
L’organisatrice me propose même de racheter le deuxième ticket d’une américaine, quelle chance non ?
Non… Puis cette histoire de loterie à 4 tirages, c’est bien compliqué… je sais qu’il se revend des tickets à des sommes faramineuses… tout ça est bizarre, j’hésite, je me renseigne sur ce ticket… dans le doute je m’abstiens: non merci, tant pis, la «party» suffira…
Et j’en suis soulagée…


Londres: Tate Modern, Tate Britain, les immeubles en briquettes rouges, les écureuils de Hyde parc… et le Royal Albert Hall! Comment raté ce lieu de concerts mythiques et surtout de mon préféré : Led Zep Janvier 70. Difficile de les imaginer dans ce quartier huppé, ce lieu si chic, qui a pourtant vu défiler tous les grands du Rock… quel contraste!

Le soir du 9, dans cette ville ou la nuit tombe à 16h 30 même quand le ciel est bleu, j’éprouve l’envie de braver la fatigue, le froid et la pluie (ce qui n’est pas du tout dans ma nature!) pour aller à la «70’S party»…
Le quartier est désert, on trouve finalement le pub, en sous-sol…la première personne sur qui je tombe est l’organisatrice, qui me présente instantanément un type qui vend son «extra-ticket» car il est seul à aller au concert… quel prix ? le prix auquel il l’a acheté… incroyable me dis-je… trop beau… étrange même… puis tous les autres ont déjà leur bracelet, pas lui… mais il est clair que je ne peux plus reculer…
Que fais-je à Londres si ce n’est pour aller à ce concert ? Je le sais bien en fin de compte!


Le lendemain matin à «l’O2 Arena»
pour retirer les billets ensemble car ils sont nominatifs, et pause du bracelet…
En 3 minutes c’est fait! J’en suis toute retournée: j’ai le ticket dans la poche et le bracelet au poignet! j’en oublie mes gants au café, et ça, je vais le regretter toute la journée, à me geler les mains au vent mouillé de Londres… Mais qu’importe !
Le soir, 18h30, retour à «O2 Arena», ce truc est immense, une sorte de stade couvert… 20 000 personnes! Je me faufile à travers les grappes d’américains, d’anglais, d’australiens… la première partie du concert est à 19h, la «reformation Led Zep» à 21h…
A tout hasard, je retourne au café demander s’ils n’auraient pas trouvé une paire de gants ce matin ? OUI! la fille du comptoir me tend mes gants, un type me lance : «You’re a lucky woman tonight!»… bien résumé!
   

 

© Véronique Valentino P1/5