Chapitre 6 "Entretien avec M.Issa Dicko" Page 9/9 Prochainement en PDF

 

V.V : Mais pourquoi ?
I.D : Le Sahara est une région stratégique, de plus ils y cherchent du pétrole, ils en ont déjà trouvé en Mauritanie, et au Mali les études sont prometteuses… Cela représente beaucoup d’enjeux … je ne sais pas ce que ça va donner… c’est la politique du Mali qui les laissent s’installer… ils le justifient en disant que c’est pour sécuriser… pour lutter contre Al Kaida…

V.V : Pourvus qu’ils ne trouvent pas de pétrole !
I.D : Ils y ont mis des milliards, c’est quand même qu’ils y croient… s’ils en trouvent, tout va changer et c’est bien là le plus à craindre… des richesses ni partagées, ni re-distribuées!! Et le désert et ses cultures seront saccagées…

Fin de l'entretien.
(relecture orthographique:Marine Pénicaud)

 

A présent, Kedou a crée son propre groupe : Terakaft et Dicko en est aussi le porte-parole…

A Bamako, j’ai aussi rencontré Mina Wallet Oumar, la jeune chanteuse des Tinariwen.

A l’époque de notre rencontre, elle avait quitté le groupe pour suivre son chemin, prendre des cours de chant, et essayé de créer sa propre musique…

La première fois qu’elle avait quitté sa région, à dix-huit ans, c’était pour partir avec la première tournée internationale des Tinariwen…Elle s’était retrouvée dans le groupe en suivant les traces de sa sœur Wounou : première chanteuse du groupe, décédée avant la sortie de leur deuxième disque Amakassoul…
Elle me raconta l’émerveillement et le choc de cette tournée pour elle. Puis l’histoire du chant des femmes, qui se regroupent les soirs autour du feu, pendant les semaines ou les mois d’attente, alors que les hommes sont au désert… Comment elle avait appris à chanter avec sa sœur tant regrettée, sa mère, sa tante … comme la plupart des femmes touareg…
Ainsi que l’expliquait Dicko, le groupe "en mouvement", et Mina est de retour actuellement avec eux...

 


© Véronique Valentino P9/9