| Le
groupe enregistre une série de démos aux Rockfield Studios,
Monmouth, UK. Certaines séances de travail sortiront plus tard
sous forme de bootleg (enregistrement pirate).
Deux batteurs jouent sur l’album : Phil Collins et Cozy Powell.
Finalement, «Picture at eleven» sort le 28 juin 1982 et connaît
un gros succès, tant public que critique...
Le groupe ne tourne pas, mais se lance directement dans l’écriture
d’un second disque qui sortira un an plus tard, en juin 1983 : «The
principle of moments».
Barriemore Barlow et Phil Collins se partagent les parties de batterie.
Les titres « In The Mood » et « Big Log » rencontrent
un grand succès auprès du public.
Robert se rappelle son intention d’alors : «
J’utilisais des rangées entières de claviers ! Qui
ferait ça maintenant ? (…) Je voulais vraiment essayer de
faire toutes sortes de choses différentes et j’étais
encore assez jeune pour mettre une partie de ma vie quasiment de côté
et dire : « Eh, mais je peux faire ça ! Et je le fais comme
ça ! » Je ne me préoccupais pas tant de ce qu’il
y avait eu avant, j’était surtout inspiré par les
possibilités qui s’offraient à moi alors. Chaque disque
est marqué par le son de son époque et l’esprit du
temps en matière de musique. Je n’écrirais certainement
plus « In The Mood » maintenant, mais je dois dire que je
l’aime bien ! »
Plant est désormais prêt pour partir en tournée, et
il commence aux USA par une série de concerts durant 6 semaines.
Phil Collins quitte l’équipe après cette série
de concerts, il est remplacé par Richie Hayward qui entame la partie
Anglaise de la tournée (17 concerts à partir du 22 novembre
1983). Suivent ensuite le Japon, Hong Kong etc…
En 1984 Plant retrouve ses vieux amis Page, Beck etc… et
sort «The Honeydripers vol one». Le succès est immense.
Retour aux rockfield studios courant 1985 pour l’enregistrement
de «Shaken’n’strirred».
Le disque sort à l’été 85 et déçoit
beaucoup.
Robert s’en moque et part en tournée.
Rétrospectivement, il explique:«
Les sons ne sont pas « confortables », il ne s’agit
pas de murmurer à l’oreille de quelqu’un, il s’agit
de moi essayant de forger des sons… C’était assez nerveux
avec une orientation très technologique. A cette époque,
quatre années avaient passé depuis que j’avais partie
pour la dernière fois de la grosse machine Led Zeppelin et j’essayais
vraiment d’avancer, en zigzag, parce que c’était ce
que Zepp faisait. Nous essayions toujours de faire d’abord ce dont
nous avions envie plutôt que de considérer comment le public
allait réagir, s’il allait apprécier ou pas. Et je
pense que «Shaken‘N’Stirred», c’était
exactement ça !(…) C’était un terrain inconnu
et ce n’était pas confortable, et ça ne marchait pas
vraiment en live (…) Mais c’était une direction dans
laquelle je voulais aller, je voulais vraiment me pousser aussi loin,
parce que les choses étaient en train de changer… ».
Au cours de l’été de cette même année,
Robert retrouve Jimmy and John Paul sur scène lors du grand concert
for LiveAid organisé le 13 juillet 1985. C’est la première
fois qu’ils rejouent ensemble depuis la fin de Led Zeppelin.
Ils jouent Rock And Roll, Whole Lotta Love et Stairway To Heaven, avec
Tony Thompson et Phil Collins en duo à la batterie. Une réunion
sans lendemain, qui – sans doute du fait de la pression et du manque
de préparation - laisse les fans sur leur faim et les critiques
très sceptiques… (Lors de la sortie en DVD du film du concert,
en 2004, le groupe décide unanimement de ne pas autoriser qu’y
figure leur participation, considérant qu’elle n’était
pas à la hauteur leurs standards habituels.)
Après cette tournée, Plant restera deux ans loin
des médias… Il semble chercher une nouvelle direction musicale.
Il reste deux ans sans rien publier, et travaille de temps a autres avec
Robert Crash (précédemment membre de Psychotic tank). Plus
tard il reçoit une démo de la part de Virgin music qui le
décide à travailler avec Dave Barrats et Phil Johnstone.
Ce dernier présente Chris Blackwell (batterie), Doug Boyle (guitar)
et Phil Scragg (basse) à Plant, et le groupe enregistre ce qui
deviendra son 4eme album solo : «Now
and Zen».
À l’automne 87 le disque est terminé. Il sort en février
88 et connaît un gros succès public et critique, avec des
titres comme «Heaven Knows», «Tall Cool One» et
«Ship of Fools».
Robert se souvient : «Je savais que j’allais
quelque part, je n’étais pas dans un groupe de blues, je
n’étais pas en train de «régurgiter» des
chansons pour faire battre le cœur des gens… je suivais une
piste.»
Une tournée est organisée et c’est Charlie Jones qui
remplace Scragg. La tournée débute au Royaume-Uni, suivi
du Canada, pour se dérouler ensuite pendant plusieurs mois à
travers les Etats-Unis.
C’est un immense succès et le groupe joue devant plus d’un
million de spectateurs.
Cette tournée est la première au cours de laquelle
Plant reprend des classiques de Led Zeppelin, dont «In
The Evening», «Trampled Underfoot», «Misty Mountain
Hop», «Black Country Woman»…
Au cours de cette même année 1988, le 14 mai, à New
York, a lieu une nouvelle réunion sur scène des anciens
membres de LZ, cette fois pour célébrer le 40e anniversaire
de leur ancien label Atlantic Records… Pour rendre hommage à
John Bonham, ils invitent son fils, Jason, à la batterie et jouent
quatre titres: «Kashmir», «Misty Mountain Hop»,
«Heartbreaker» et «Stairway To Heaven».
En 1989, le groupe de Robert se retrouve aux Olympic studios
(Londres) pour enregistrer «Manic
Nirvana»
(v.v: superbe pochette!) qui sort
en mars 90 et est favorablement accueilli par le public et les critiques.
Robert se rappelle un disque «au son dur…
encore un disque qui a le son de son époque, mais l’intention,
le travail de la guitare, le chant et le reste n’étaient
pas marqués par l’époque, seul le son l’était…
C’était un son de la fin des années 80.»
Les titres «Hurting Kind» et «Tie Dye On The Highway»
sont de gros succès commerciaux ; mais Robert en retient lui un
autre titre… «Watching You était
vraiment important pour moi : c’est là que j’ai commancé
à utiliser des chants berbères et des choses comme ça…»
La tournée qui suit, au cours de l’année 1990,
en Europe et aux Etats-Unis, est de nouveau un succès et Robert
semble de plus en plus à l’aise avec le répertoire
de Led Zepp puisqu’il inclut quelques 6 morceaux du Zepp
dans sa setlist, dont «Nobody’s Fault But Mine», «No
Quarter», «Immigrant Song», «Communication Breakdown»…
à côté de ses nouveaux succès comme «Hurting
Kind» et «Tie Dye On the Highway».
Après une pause et l’engagement de différents
cinq musiciens additionnels, il sort «Fates
of nations» en juin 93.
Ce disque pousse encore plus loin l’expérimentation
world music, on sent qu’il s’approche à petit
pas du parti pris du futur «No Quarter» :
mélange de musique traditionnelle Orientale et celtique...
Pour Robert, «c’était aussi
loin de Manic Nirvana qu’il était possible d’aller.
C’était à nouveau analogique , c’était
chaud…»
Les titres «Calling To You» et «29 Palms » notamment
rencontrent un grand succès.
Au cours de la tournée européenne de 1993, Robert
profite de plusieurs shows à la télévision ou à
la radio destinés à promouvoir son nouvel album, pour présenter
des « sets » acoustiques, alors très en vogue…
préfiguration d’un «Unplugged» à venir.
Après une tournée américaine à la fin de l’année,
Robert déclare «avoir trouvé
assez étrange de faire la première partie de Lenny Kravitz
en Europe». (v.v : Je crois bien
que Kravitz s’en est repenti depuis!!…)
En janvier 94 Plant et son groupe joue en Amérique du sud…
il parle ouvertement de retravailler avec Page sans pour autant reformer
led zepp…la suite prend forme grâce à M.T.V
avec le concert de leurs retrouvailles, le CD et la tournée
«No Quarter»…
(*) Toutes
les citations de Robert Plant rapportées ici sont extraites d’une
interview filmée en 2006 avec Eddie Trunk pour VH1 Classic, au
cours de laquelle il passe en revue les différentes étapes
de sa carrière solo.
Merci
à: Jack pour le fond, et Marie pour les enrichissements! Aout 07...
|